Histoire des Gemelis

Avant la fondation du Royaume Sacré d’Elysios, les Enfants de Fivos faisaient partie intégrante de la Civilisation Gemelis. Prospérant sur le Continent Sud, près de l’actuelle Prya, elle a depuis été scindée en deux peuples. Chacun a évolué de son côté, enrichissant ses propres coutumes et découvertes.

En Elysios, tout ce qui se rapporte aux origines Gemelis et donc à ce qu’il se passe avant la Fondation d’Elysios correspond au Bos Creatis (abrégé BC), c’est à dire aux dates à valeurs négatives. Les elysians accordent beaucoup d’importance au caractère sacré de leur passé mais considèrent que leur avenir est primordial. Par conséquent, ils parlent du Bos Creatis avec beaucoup de puritanisme et de pudeur.

Deux ères sont indispensables à la mémoire collective. Elles sont donc enseignées. Il s’agit de :
– l’ère d’Apogis,
– l’ère d’Exodos.

Premier spécimen humain1°) L’ère d’Apogis :

Elle fait référence à toutes les découvertes intervenant depuis la naissance de la Civilisation Gemelis. Elle se scinde en plusieurs dates et périodes importantes.

a/ L’apparition des Gemelis :

Les Gemelis apparaissent aux alentours de 23 000 BC, soit un peu plus de 12 000 années après l’apparition des premières espèces d’hominidés. Une mutation génétique générée par une surexposition aux météorites d’orchos est à l’origine des Gemelis. Si les premières générations de spécimens touchés ont subi d’atroces souffrances et des déficiences chromosomiques graves, leur organisme s’est peu à peu adapté, parvenant à leur éviter une éradication définitive.

b/ L’Heptade :

Heptade
Représentation de l’Heptade. De la gauche vers la droite : Clitis, Geios, Koros, Fivos, Simis, Denis et Itos.

Vers 21 950 BC, plusieurs spécimens nouveaux-nés montrent de grandes aptitudes intellectuelles. Il s’agit de Geios, Clitis, Denis, Itos, Koros, Simis et Fivos. Ces derniers sont tous deux des jumeaux. Ils développent très rapidement de nombreuses compétences et œuvrent pour l’union tribale, l’unification de toutes les petites tribus de Gemelis qui errent dans les contrées sauvages du Continent Sud.

Afin de garantir la solidité de leur peuple, l’Heptade est créée. Il s’agit d’un Conseil des Sept, chargé de veiller à la préservation des tribus et à leur prospérité. En pas moins de trente années, l’Heptade parvient à fonder une “Cité” qui est baptisée Aios, ce qui veut dire le Pilier. En mettant en lien les différentes intelligences à sa disposition, l’Heptade permet de faire de nombreuses découvertes notamment au niveau architectural, linguistique et militaire.

Le règne de l’Heptade dure au total 150 années, notamment à cause de l’hyper-longévité de cette génération Gemelis, liée à d’importantes mutations génomiques ralentissant le vieillissement.

c/ L’essor :

Grand Temple d'Aios
Peinture du Grand Temple d’Aios

A mesure que les générations se succèdent, l’espèce Gemelis gagne en intelligence et en puissance. Portée par des cerveaux de plus en plus vifs et créatifs, elle accomplit de grandes œuvres, d’imposants bâtiments ornementés, des armes puissantes et redoutables, l’écriture complexe ainsi que l’instauration d’un culte dédié à l’Heptade.

On estime que de 22 800 BC à 1 300 BC, 75% des découvertes modernes actuelles avaient été faites par les Gemelis. Forts de leur avancée à la fois technologique et sanitaire, les Gemelis ont peu à peu délaissé les armes pour devenir un peuple pacifique et spirituel. Plutôt méfiants, au début, avec les autres tribus voisines, ils consentirent rapidement à partager leurs œuvres pour le bien commun.

En 1300 BC, la civilisation Gemelis comptait plusieurs de 300 millions d’individus, parmi lesquels, 220 millions correspondaient à des tribus ralliées. L’espérance de vie était alors de 150 années, hommes et femmes confondues, grâce notamment aux technologies médicales de pointe.

Les Gemelis possédaient une grande connaissance du micromonde et de l’espace. Ils affirmaient pouvoir effectuer des voyages à travers les dimensions.

2°) L’ère d’Exodos :

Yans
Peinture représentant les Yans en guerre contre une tribu rivale

a/ Les Yans :

Parmi les peuples voisins des Gemelis, on trouvait les Yans, une civilisation guerrière, particulièrement avide de richesses. Jusqu’en 1300 BC, les relations entre les Yans et les Gemelis ont été cordiales, l’un et l’autre parvenant à commercer et à communiquer.

En 1300 BC, l’arrivée sur le trône Yan du Roi Jorx, se prétendant héritier direct de Koros, déclencha de graves tensions entre les deux peuples. Jorx réclama l’obéissance et la soumission du peuple Gemelis qui refusa.

b/ La guerre d’invasion :

Pour sauver la paix et l’entente, les Yans et les Gemelis trouvent un accord. Le fils de Jorx devait accomplir les rituels de l’Heptade pour prouver sa lignée et s’il y parvenait, il serait reconnu comme Roi des deux peuples et pourrait s’unir à une femme Gemelis, un honneur, étant donné que les Gemelis ordonnaient toujours des accouplements entre eux afin d’éviter les mutations génétiques incontrôlées, jugées dangereuses.

Cependant, la mort accidentelle du fils de Jorx entraîna la colère et la haine du Roi Yan contre les Gemelis. Fort de l’appui de ses guerriers, Jorx déclara la guerre au peuple Gemelis. Devenu pacifique, celui-ci possédait une bonne défense. Il parvint à contenir les armées Yans hors de son territoire grâce à d’imposants boucliers de protection conduisant à un armistice en 475 BC.

En 460 BC, une pluie de météorites s’abattit dans le sud et neutralisa un des boucliers. Les Yans, menés par Roax, un descendant lointain de Jorx, en profitèrent pour s’infiltrer dans la brèche et attaquer les Gemelis. La guerre prit une tournure dramatique lorsque des soldats Yans s’adonnèrent à de multiples viols sur des femmes Gemelis et que celles-ci tombèrent enceintes.

Extermination Gemelis
Peinture de la Guerre d’Extermination

Le Conseil des Sept alors en place décida, comme le voulaient les principes religieux, de tuer les femmes violées avec leur progéniture et d’utiliser un produit soluble dans l’eau pour rendre stériles et impuissants tous les guerriers Yans de sexe masculin.

c/ La guerre d’extermination :

Ignorants, les guerriers Yans redistribuèrent l’eau contaminée à leurs semblables. Le Conseil des Sept, désireux de préserver la population ennemie malgré la guerre informa le Roi Yan de la substance utilisée. Celui-ci entra alors dans une colère noire et donna l’ordre à toutes ses forces d’exterminer les Gemelis, par vengeance.

Dès cet instant, la guerre bascula dans une véritable boucherie. Les massacres s’enchaînèrent à mesure que les Gemelis et leurs alliés se retranchaient un peu plus vers le nord et la cité d’Aios. L’armée Yan ne laissait aucun survivant. Elle détruisait tout sur son passage, bâtiments comme monuments. Elle perdit cependant de nombreux guerriers grâce notamment à l’empoisonnement des récoltes et des sources par les Gemelis.

En 300 BC, la quasi-totalité du territoire Gemelis avait été rasée, occupée par les Yans. Ceux-ci siègeaient aux portes d’Aios mais ne pouvaient y pénétrer en raison de la présence du plus grand bouclier jamais conçu, nommé La Voûte.

d/ La préparation de l’Exode :

En 180 BC, les scientifiques Gemelis repérèrent dans le ciel une météorite imposante qui selon leurs calculs méticuleux allait percuter les générateurs d’Aios d’ici 50 ans. Le Conseil des Sept décréta alors l’Exode. Dès lors tous les survivants se hâtèrent de rassembler ce qui pouvait être sauvé afin de migrer vers d’autres terres moins hostiles. La tâche s’avéra  extrêmement compliquée car tout le savoir des Gemelis, gravé sur pierre, ou bien écrit sur des manuscrits, occupait un volume impressionnant.

On réquisitionna tous les matériaux afin de lancer la création de trois immenses navires, provoquant la démolition de nombreux bâtiments. Seuls deux bateaux furent mis à flot, le troisième ne put l’être en raison d’une pénurie de bois. Jugeant la situation urgente et préférant sauver des vies plutôt que leur savoir, le Conseil de Sept ordonna la division des survivants en deux : la Pointe de Fivos et la Coupe de Simis, en s’assurant qu’ils comptaient le même nombre d’individus mâles et femelles. Seuls quelques volontaires décidèrent de rester à Aios.

e/ L’Exode :

En 130 BC, les navires quittèrent le port de la Cité, une journée avant l’arrivée de la météorite. Au lendemain, alors qu’ils attendaient la destruction du bouclier, les survivants assistèrent à la destruction d’Aios. Le Conseil des Sept, toujours présent sur place, activa l’Arme Ultime peu avant que la météorite ne s’écrase sur le bouclier principal. Il se servit des gisements d’orchos instables pour déclencher une explosion massive.

Construction des navires
Peinture du chantier de construction de la Pointe de Fivos

On estime que la déflagration a été l’équivalent de 1000 têtes nucléaires. Elle déclencha une fission atomique et l’effondrement des sols dans une lave en fusion. La Cité d’Aios fut engloutie dans un trou béant emportant avec elle son inestimable savoir ainsi que ses derniers habitants. Les guerriers Yans qui avait conquis le territoire périrent dans les feux ardents.

Ces dernières ne durèrent que quelques années. En effet, l’orchos instable, une fois consumé, permit de faire durcir à nouveau les sols. Il laissa une contrée déserte et désolée que les siècles se chargèrent de cicatriser.

3°) Pointe de Fivos et Coupe de Simis :

Comme ordonné par le Conseil des Sept, les navires firent un bout de voyage ensemble. Puis la Pointe de Fivos se dirigea vers le Nord, où on fonda le Royaume d’Elysios. La Coupe de Sima, elle, mit le cap vers le Sud, où naquit Abalecon.

Le Gazdajegot est une organisation récente regroupant les peuples scindés et visant à unifier la Civilisation Gemelis moderne comme autrefois. Le projet ambitieux se heurte cependant à quelques difficultés d’ordre nationaliste et cultuelle. Les échanges, renoués récemment sont uniquement culturels et intellectuels.

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